Depuis le 25 novembre 2024, l’encadrement des loyers s’applique dans 24 communes du Pays Basque, dont Biarritz. Ce dossier pratique explique les zones applicables, les méthodes de calcul des plafonds officiels et les conséquences concrètes pour propriétaires et locataires.
l’essentiel à retenir
- Encadrement des loyers en vigueur depuis le 25/11/2024 sur 24 communes du Pays Basque, expérimentation jusqu’au 25/11/2026.
- Le dispositif s’appuie sur des loyers de référence (minoré, médian, majoré) calculés par l’Observatoire Local des Loyers.
- Il concerne les locations vides et meublées à usage de résidence principale ; exclusions : locations saisonnières et logements sociaux.
- Le bail doit indiquer le loyer de référence, le plafond majoré et le loyer demandé hors charges.
- Sanctions possibles : amendes jusqu’à 5 000 € pour personne physique et 15 000 € pour personne morale.
- Outils pratiques : simulateur de la Communauté d’Agglomération Pays Basque pour obtenir les tarifs locatifs applicables.
- Conséquences marché : modération des annonces observée, risque de réorientation vers la location saisonnière si l’offre locative se raréfie.
Encadrement des loyers à Biarritz : cadre légal et portée du dispositif
Le cadre qui impose le plafonnement des loyers à Biarritz s’enracine dans la loi logement issue de la loi ELAN de 2018. Cette loi autorise, à titre expérimental, les collectivités situées en zone tendue à demander l’instauration d’une régulation tarifaire pour freiner les hausses excessives et protéger l’accès au logement.
Concrètement, la Communauté d’Agglomération Pays Basque a demandé et obtenu l’application de l’encadrement des loyers dans 24 communes, Biarritz étant l’une des plus concernées en raison de sa forte attractivité touristique et de la pression foncière. Le dispositif est en expérimentation : il est entré en vigueur le 25 novembre 2024 et doit être évalué au terme des deux années prévues, soit jusqu’au 25 novembre 2026. Cette période permet de mesurer l’impact réel sur le marché immobilier local et d’adapter la réglementation locative si nécessaire.
Sur le plan juridique, l’encadrement ne modifie pas le principe de liberté contractuelle, mais il fixe un cadre contraignant pour la fixation initiale du loyer lors d’une mise en location ou d’un renouvellement de bail. Les bailleurs doivent se conformer aux plafonds officiels établis par l’Observatoire Local des Loyers (OLL) : un loyer de référence médian, un loyer de référence minoré et un loyer de référence majoré. Le loyer appliqué doit rester dans ces bornes, sauf justification d’un complément pour caractéristiques exceptionnelles.
La portée territoriale est ciblée : seules les communes déclarées « tendues » sont concernées. À Biarritz, l’encadrement vise à limiter l’effet d’« extraction locative » provoqué par la conversion de logements en résidences secondaires ou en meublés touristiques. Les autorités entendent ainsi préserver le parc disponible pour les résidents permanents.
Pour les acteurs du secteur, il s’agit d’une inflexion majeure de la réglementation locative. Les propriétaires doivent désormais intégrer le plafonnement dans leurs analyses de rentabilité, et les investisseurs recalculer leurs scénarios de rentabilité nette. Chez Immo-Land, on a une règle : anticiper les contraintes réglementaires avant d’acquérir. Lucas a calculé des scénarios où la différence entre un loyer de marché et le plafond majoré change radicalement la viabilité d’un projet. Insight final : le cadre légal impose la transparence et contraint les pratiques de fixation des loyers à Biarritz.

Zones applicables autour de Biarritz : délimitation, communes et critères d’inclusion
Le dispositif d’encadrement des loyers n’est pas limité à la seule commune de Biarritz : il a été étendu à 24 communes du Pays Basque sélectionnées sur la base d’indicateurs précis. Ces indicateurs comprennent l’évolution des loyers, le taux de résidences secondaires, le déséquilibre entre l’offre et la demande, ainsi que la tension sur l’accès au logement des ménages locaux.
Voici la liste des communes concernées, réparties selon leur profil :
| Catégorie | Communes (exemples) |
|---|---|
| Stations balnéaires | Biarritz, Anglet, Bidart, Saint-Jean-de-Luz, Hendaye |
| Agglomération urbaine | Bayonne, Boucau, Bassussarry, Mouguerre |
| Arrière-pays et communes périurbaines | Ahetze, Arbonne, Arcangues, Ustaritz |
La liste complète des 24 communes inclut : Ahetze, Anglet, Arbonne, Arcangues, Ascain, Bassussarry, Bayonne, Biarritz, Bidart, Biriatou, Boucau, Ciboure, Guéthary, Hendaye, Jatxou, Lahonce, Larressore, Mouguerre, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pierre-d’Irube, Urcuit, Urrugne, Ustaritz et Villefranque. Ces communes ont été retenues car elles subissent la plus forte pression locative du territoire.
Le classement en zone tendue a des implications pratiques : il détermine l’applicabilité de l’encadrement des loyers et oriente les politiques publiques locales. Les propriétaires doivent donc vérifier la situation précise de leur bien avant toute mise en location. Pour aider, la Communauté d’Agglomération Pays Basque met à disposition un simulateur permettant d’identifier si une adresse relève des zones applicables et d’obtenir les plafonds officiels correspondants.
Cas pratique (fil conducteur) : la société fictive « TerraLoc », propriétaire d’un T2 à Biarritz, découvre en consultant le simulateur que son adresse relève bien de la zone d’encadrement. Le diagnostic initial du propriétaire estimait un loyer de marché à 950 €/mois ; le loyer de référence majoré pour ce type de bien est fixé à 820 €/mois. Résultat : TerraLoc doit revoir son tarif à la baisse ou constituer un dossier justifiant un complément pour des prestations réellement exceptionnelles.
Les critères sont réévalués chaque année par l’Observatoire Local des Loyers. L’évolution des frontières des zones applicables peut alors être modifiée à l’issue de l’expérimentation. Insight final : la délimitation des zones est technique et évolutive — vérifier l’adresse exacte est une étape incontournable avant de fixer un loyer.
Plafonds officiels et calcul des loyers de référence : méthode, exemples et compléments autorisés
Au cœur du dispositif se trouvent les plafonds officiels : trois niveaux de loyers de référence servent à encadrer le tarif pratiqué. L’Observatoire Local des Loyers (OLL) calcule un loyer médian qui sert de référence. À partir de ce médian, sont dérivés :
- le loyer de référence minoré (médiane − 30%) ;
- le loyer de référence (médiane) ;
- le loyer de référence majoré (médiane + 20%).
La méthodologie repose sur un échantillon d’annonces et de baux représentatif, ventilé par typologie (studio, T2, T3…), par type de logement (appartement/maison), par ancienneté de construction et par type de location (vide/meublée). Cette granularité permet d’obtenir des tarifs locatifs les plus conformes possible à la réalité locale.
Exemple chiffré : pour un T2 meublé à Anglet, si la médiane observée est de 700 €/mois, les trois seuils deviennent : 490 € (minoré), 700 € (référence) et 840 € (majoré). Un bailleur souhaitant demander 900 € devra soit renoncer, soit justifier un complément de loyer pour des éléments exceptionnels (vue océan, terrasse très grande, prestations de luxe). Ce complément doit être détaillé dans le bail et peut être contesté par le locataire.
À noter : les compléments de loyer sont strictement encadrés. Ils sont interdits pour les logements classés F ou G au DPE. De même, une simple cuisine équipée standard ou un balcon étroit ne suffisent pas à justifier une majoration. La jurisprudence récente a rejeté des demandes de compléments fondées uniquement sur l’esthétique ou des équipements de confort standard.
Procédure pratique pour fixer un loyer conforme :
- Vérifier que l’adresse est bien dans les zones applicables à l’aide du simulateur local.
- Obtenir les trois niveaux de loyer (minoré, médian, majoré) pour la typologie du bien.
- Comparer le loyer projeté au plafond majoré ; si dépassé, évaluer la possibilité de constituer un dossier pour un complément avec preuves (photos, plans, factures).
- Intégrer les mentions obligatoires dans le bail : loyer de référence, loyer majoré, loyer appliqué hors charges, et justification du complément si existant.
Pour les propriétaires qui cherchent des guides pratiques, des ressources comparatives sur l’encadrement existent, et des retours d’expérience terrain sont précieux : encadrement des loyers à Bayonne propose des cas proches et utiles pour qui loue à Biarritz. L’équipe recommande d’utiliser le simulateur officiel avant publication d’une annonce ou signature d’un bail.
Insight final : maîtriser la méthode de calcul et documenter toute différence est la clef pour éviter un litige et respecter le plafonnement.

Obligations des bailleurs, sanctions et recours des locataires à Biarritz
Les obligations imposées aux propriétaires dans le cadre de l’encadrement des loyers sont précises. Le bail doit comporter, de manière lisible, le montant du loyer, le loyer de référence applicable, le loyer de référence majoré et, le cas échéant, la justification écrite d’un complément. Cette transparence vise à permettre au locataire d’identifier immédiatement la conformité du tarif.
En pratique, plusieurs pièces doivent être conservées par le bailleur : copies d’annonces anciennes, justificatifs de travaux, factures d’aménagements hors normes, diagnostics énergétiques. Ces éléments servent à défendre un éventuel complément de loyer devant une commission ou le tribunal.
Sanctions : le non-respect du plafonnement expose le bailleur à des amendes administratives. Le montant peut atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. Par ailleurs, le locataire peut demander la restitution du trop-perçu et la régularisation rétroactive du bail. La période de contestation est de trois ans après la signature du contrat.
Recours pratiques pour un locataire estimant que le loyer est excessif :
- Saisir la commission départementale de conciliation pour une tentative amiable.
- En cas d’échec, saisir le tribunal judiciaire pour demander remboursement et mise en conformité.
- Conserver toutes les preuves : annonce, bail, correspondances, preuves de paiement.
Cas illustratif (fil conducteur) : Mme Durand loue un T3 à Biarritz. Elle remarque que le loyer appliqué dépasse le plafond majoré obtenu via le simulateur. Après une tentative de conciliation infructueuse, la procédure judiciaire ordonne au propriétaire de rembourser le trop-perçu et d’inscrire le loyer conforme sur le bail. Les frais et risques juridiques pour le bailleur ont alors un coût financier et réputationnel.
Pour les bailleurs proactifs, conseils techniques :
- Mettre à jour le bail avant tout renouvellement en se basant sur les dernières valeurs OLL.
- Documenter tout complément par des éléments tangibles : plans, diagnostics, photos, factures.
- Consulter un conseiller en gestion locative ou une agence spécialisée si le propriétaire ne maîtrise pas le calcul et les obligations ; des comparaisons sectorielles utiles sont proposées sur services de gestion locative.
Chez Immo-Land, on a une règle : permettre au propriétaire de protéger son investissement sans transgresser la réglementation. Michel a négocié des régularisations amiables qui ont évité des procédures longues. Insight final : la conformité est simple si elle est anticipée et documentée.
Impacts sur le marché immobilier local, stratégies d’investissement et recommandations pratiques
L’encadrement des loyers modifie le paysage pour les investisseurs et les gestionnaires. À Biarritz, l’effet recherché est de préserver le parc locatif pour les résidents afin de limiter l’éviction causée par des loyers excessifs. Les premières semaines après la mise en place ont montré une modération des annonces en ligne. Pourtant, certains professionnels anticipent un possible report vers la location saisonnière si les rendements locatifs annuels deviennent insuffisants.
Stratégies concrètes pour l’investisseur avisé :
- Favoriser la rénovation orientée valeur ajoutée : Sarah insiste sur les travaux qui créent une vraie plus-value (optimisation d’espace, performance énergétique). Ces améliorations permettent parfois de justifier un complément si elles répondent à un caractère exceptionnel.
- Recalculer la rentabilité en intégrant le plafonnement : Lucas propose des scénarios financiers alternatifs et des arbitrages sur prix d’achat et travaux pour maintenir un cash-flow positif.
- Penser mixité d’usage : privilégier des logements modulables pour colocation ou usage étudiant, types de baux toujours concernés mais avec marges d’optimisation.
Pour diversifier, des investisseurs regardent d’autres marchés moins contraints ou proposant des rendements plus élevés. Des analyses comparatives récentes montrent des arbitrages entre villes françaises ; des contenus dédiés aident à choisir : choix entre Paris et Bordeaux ou investir à Angers. L’équipe recommande toutefois d’analyser la réglementation locale avant d’investir.
Conséquences macroéconomiques potentielles : un plafonnement trop strict pourrait freiner l’offre nouvelle et faire remonter les prix à la vente, tandis qu’une régulation maîtrisée peut améliorer le pouvoir d’achat des ménages locaux et soutenir la consommation. L’enjeu pour 2026 est d’évaluer si la zone expérimentale a stabilisé les loyers sans provoquer d’effets indésirables trop lourds.
Recommandations pratiques de l’équipe :
- Avant d’acheter, simuler les tarifs locatifs applicables en zone tendue et recalculer la rentabilité nette.
- Constituer un dossier travaux solide pour justifier un éventuel complément et améliorer la performance énergétique du bien.
- Utiliser les ressources et simulateurs officiels pour éviter les erreurs et les sanctions ; en cas de doute, faire appel à un professionnel.
Pour aller plus loin sur les perspectives d’investissement en contexte régulé, consulter les analyses sur le marché immobilier en 2026 et le futur de l’immobilier locatif en France. Lucas, Sarah et Michel ont testé ces scénarios sur des cas réels et proposent des ajustements pratiques basés sur l’expérience terrain. Insight final : adapter sa stratégie d’investissement à la réglementation locative assure une résilience sur le long terme.
